L’angoisse, l’excitation...
Jean-Marie Delacroix [1], dans son livre, la Troisième Histoire [2], parle de Bion, psychanalyste anglais qui a beaucoup travaillé et écrit sur les groupes, et notamment sur l’angoisse comme émotion de base, angoisse de rencontrer, soit la répulsion, soit l’attirance que l’autre suscite en nous.
Jean-Marie Delacroix analyse ensuite cette angoisse en terme de Gestalt :
Il s’agit donc de l’angoisse du mouvement vers l’autre, vers la mise en contact et vers le plein contact, de cette angoisse sous-tendue par le vécu tragique qu’on pourrait traduire ainsi : "Je ne peux pas me passer de l’autre pour ma survie et ma croissance, et ce passage par l’autre peut être une source de souffrance"

L’environnement intérieur-extérieur est à chaque instant renouvelé, et chaque moment de vie est donc l’occasion de sentir comment je suis dans cet aller vers... Est-ce que je bloque, est-ce que je répète ? comment cela se joue-t-il en moi ?
Dans la cadre d’une séance de Gestalt-Thérapie, le psychothérapeute, placé dans sa présence à lui même et à la situation, se positionne en recherche de sincérité. Cette posture apporte un environnement propice pour le patient, qui peut utiliser cette occasion pour avancer sur son chemin de conscientisation.